Pélican au mouillage isolé devant une île de Polynésie française, loin de tout ponton

Journal · Vivre à bord

L'électricité à bord : comment Pélican tient des mois sans jamais toucher un ponton

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Quand on quitte un ponton pour plusieurs mois, l'électricité devient vite LE sujet. Sur Pélican, on n'a pas improvisé : tout ça a été pensé avant le grand départ — batteries, solaire, dessalinisateur — pour qu'on n'ait jamais vraiment à s'en inquiéter.

Trois batteries lithium, et on n'y pense plus

Le système tourne autour de trois batteries Victron Smart LiFePO4 de 330 Ah chacune, soit un peu moins de 1000 Ah au total. Concrètement, ça veut dire qu'on fait tourner le frigo, le congélateur, toute l'électronique de navigation et le dessalinisateur sans vraiment compter.

Tout sous l'œil, même à distance

On supervise ça avec un Cerbo GX Victron couplé à un écran GX Touch. État de charge, production solaire, consommation en temps réel : on voit tout depuis le bateau, mais aussi à distance, ce qui rassure plus qu'on ne le pense quand on n'est pas à bord.

9 panneaux solaires, deux réseaux différents

Le solaire est réparti en deux groupes : trois panneaux de 475 Wc sur les bossoirs à l'arrière (avec deux régulateurs MPPT Victron, un 150/70 et un 150/35), et six panneaux de 160 Wc sur le roof, gérés par deux MPPT 150/45. Ça fait un peu plus de 2400 W installés — largement de quoi recharger les batteries dans la journée, même sous un ciel pas franchement dégagé.

105 litres d'eau douce par heure, sans y penser

Le dessalinisateur, un Aquabase ESW‑901, transforme l'eau de mer en eau douce à raison de 105 litres par heure, en 12V, avec un rinçage automatique — un détail qui compte plus qu'on ne le croit, parce qu'on n'a justement jamais à y penser. On peut rester des semaines au mouillage sans jamais chercher un point d'eau.

Le groupe électrogène ? Il prend la poussière

Il y a bien un petit groupe portable à bord, pour les cas vraiment exceptionnels. Mais dans les faits on ne s'en sert quasiment jamais : le solaire et les batteries suffisent.

Et pour rester joignables

On a aussi un Starlink Mini (avec son propre convertisseur Victron dédié) et un PredictWind DataHub pour la connectivité du bateau. Pas indispensable pour l'autonomie électrique à proprement parler, mais ça change la vie pour la météo et pour donner des nouvelles.

Le bateau ne demande presque rien, et on ne dépend de personne.
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